Abondance de biens…

Je viens d’écrire un mot au sujet des milongas simultanées de samedi passé à Lausanne. Je n’aime pas écrire ce que j’écris. J’aimerais qu’il y ait tellement de danseurs de tango ici pour qu’on puisse organiser 3 milongas week-end, chacune avec une ambiance particulière, et 3 stages par mois! Malheureusement, ce n’est pas possible.

Je me sens un peu visé par mes propos, car depuis une année, voilà que je rajoute, moi aussi, des dates dans l’agenda annuel avec les stages d’Ernesto et Norma, que j’essaie de faire passer par Lausanne lors de leurs visites en Europe, et potentiellement une soirée de temps en temps comme la Pulpería Tanguera de l’Association Crear.ar en décembre passé. Toutefois, en plus d’annoncer les dates bien à l’avance, je crois que ces stages, au nombre de 2 ou 3 par an, complémentent vraiment les autres offres qu’il y a sur la place lausannoise, et évidemment ne se déroulent que s’il y a assez de demande. (A propos de demande, j’attends vos inscriptions pour pouvoir confirmer au plus vite la venue de Norma en mars.)

Où donc est le niveau de saturation de l’offre du tango lausannois, et au contraire, dans quelle mesure est-ce que davantage d’offre génère davantage de danseurs, de nouveaux danseurs et de consommation de ce « produit » si particulier qu’est le tango argentin? On entre là dans des véritables problématiques d’économie de marché!

Faisons un seul stage et une seule milonga par année, et sûr qu’il y aura du monde, voire trop de monde à la milonga! A l’autre extrême, un stage par semaine n’est pas réaliste. Et s’il y a trop de bons stages, moins de gens vont aux cours donnés par les professeurs locaux… Où est la limite?

Je pense qu’une milonga par week-end, que ce soit le vendredi soir ou le samedi soir, est une bonne moyenne, pour l’instant. Cela permet de créer un réseau social sympa de gens qui se connaissent. S’il y en avait une le vendredi et une le samedi, le public serait dilué, car à l’exception de certains mordus, on aime quand même faire également autre chose de nos soirées de fin de semaine. On ne va pas non plus forcément danser chaque week-end. Et en plus, on peut aussi danser le dimanche en début de soirée.

Par rapport aux stages avec professeurs invités, je pense que s’il y en a davantage qu’un par mois, le danger de saturation et de cannibalisation existe. A l’heure actuelle, si je fais le compte:
Más Alegría organise 3 stages par an,
EL Tango organise 1 ou 2 (?) stages par an,
Tangofolie organise cette année le Festival Tangofolies, mais par exemple l’année dernière, avait organisé environ 8 stages avec les mêmes une Académie (voir commentaire pour plus de précisions) composée de modules disposés sur 7 week-ends, avec des professeurs invités, Leo et Eugenia. On peut s’attendre donc à des activités de la même dimension en 2010.
– Ici même, organisation de 2 ou 3 stages par année, avec les mêmes professeurs invités, Ernesto ou Norma.
– Pour terminer, la Casona Latina organise également quelques stages par année avec professeurs invités.

Combien de personnes ne disent-elles pas: « Je rêve de danser le tango argentin… » mais ne le font pas, parce qu’elles pensent que c’est trop dur, que ça prend trop de temps, qu’il faut avoir un partenaire fixe, ou alors simplement parce qu’elles ne trouvent pas sur le chemin le concours de circonstances qui leur amène l’information puis leur donne l’impulsion: un ami, une affiche, un spectacle…

Je souhaite qu’on en arrive à une présence dynamique du tango de la région sur Internet et sur Facebook, notamment. Tout les danseurs ou danseurs potentiels du coin sont bienvenus à écrire leurs questions et leurs contributions sur le mur du groupe.

Pour qu’il soit possible, grâce à la visibilité du tango sur ces outils, que tous ces rêveurs ne se perdent pas en route, et trouvent un jour le chemin du tango argentin.

Et alors, au contraire d’aujourd’hui, l’adage « Abondance de biens ne nuit pas » pourra s’appliquer dans les milongas et les stages de tango, et ce monde deviendra encore plus dynamique.

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~ par jononline sur 12/01/2009.

2 Réponses to “Abondance de biens…”

  1. […] à notre sujet, il est nécessaire d’admettre que pour l’instant, l’adage “Abondance de biens ne nuit pas” ne s’appliquera au Tango lausannois, qu’un jour, peut-être, quand […]

  2. Bonjour à Tous,
    Juste une précision par rapport au commentaire ci-dessus.
    Tangofolie n’a pas organisé 8 stages avec Leo et Eugenia, mais une Académie, concept différent basé sur la continuité de l’approche pédagogique. L’idée étant justement celle de pouvoir approfondir la connassaince du tango avec des maestros de haut niveau. Je souligne que TF n’a pas fait de bénéfices avec l’Académie, mais que nous avons donné la possibilité réelle de suivre des cours de haut niveau à un prix très accessible. À part ça, les modules ont été 7 et pas 8.
    Quant au festival, cette année nous allons célébrer la 10ème édition des Tangofolies de Lausanne. Il y aura un programme des plus riches avec des excellents maestros et des magnifiques orchestres. Je rappelle que les Tangofolies de Lausanne sont ouvertes à tous et que nous les organisons dans un esprit de convivialité et d’accueil comme toutes les autres activités de notre association.
    J’insiste sur le fait que je suis disponible à une rencontre pour harmoniser les activités.
    Meilleures salutations
    Mario Bucciarelli
    Responsable artistique de Tangofolie

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