C’est un peu partout pareil…

Une réflexion à laquelle j’étais arrivé, après plusieurs semaines de fréquentation des milongas porteñas, c’est qu’à la longue, le tango reste le tango, où qu’on soit.
Il a certains côtés envoutants, dans quelques lieux ou quelques villes, le niveau est meilleur qu’ailleurs, mais en fin de compte, ce qui compte, ce sont les gens, et les amis qu’on y fait. Et là, c’est un peu partout pareil. On peut rencontrer une super atmosphère de tango à Belgrano, mais aussi par ici, et une milonga peut être morne à San Telmo, ou aussi par là. Une autre fois, ce sera mortel à Belgrano, et excellent à San Telmo.

J’ai aimé les milongas à Buenos Aires, et j’aime les milongas en Suisse. Et ailleurs aussi. J’ai passé des milongas où je me suis ennuyé à mourir à Buenos Aires, et aussi en Suisse. Après des mois de milongas porteñas, une certaine routine s’installe, et c’est quelque chose d’universel que d’apprendre à la gérer, y ajouter du piment sans forcément tout changer, indépendemment d’où l’on se trouve ou de ce que l’on fasse, que cela soit pour sa danse, son emploi, sa relation, son intimité, ses loisirs… Et ainsi de suite à l’infini.

A la longue dans le tango, d’après moi ce sont les connaissances qui deviennent des amis qui font les bonnes milongas. Je ne parle pas forcément d’amitiés qui mettent des mois à se construire, mais celles qui se créent avec l’esprit d’ouverture de chacun. Superficiel et léger. Agréable et rafraîchissant. On peut aller à une soirée, ne connaissant personne, et aussi nouer des contacts chaleureux. Chacun a sa responsabilité dans une bonne milonga. Et certaines de ces relations "superficielles et légères" se transformeront sans que l’on se soit rendu compte, en quelque chose de plus profond.

La fatigue ou une mauvaise tanda peut être l’occasion d’avoir une super conversation, de découvrir une personne sous un autre angle. Au contraire, on peut avoir un excellent DJ, qui ne met que de la musique qui nous plaît (ou alors on aime tout), danser toute la soirée, et à la fin se sentir un peu drainé, vidé, comme s’il avait manqué quelque chose. Danser, danser, danser. Et puis? Certains donnent l’impression de ne venir que pour la danse. Dommage, car il n’y a pas que ça dans le tango, n’est-ce pas?

Hier soir, j’étais à un mariage. On était quelques tangueros, il y avait les mariés, c’était l’occasion de développer des liens sous un angle différent. On a dansé un peu, mais pas seulement. On a davantage parlé, on a fait des petits projets, je suis sûr que la prochaine soirée où on aura la chance de se voir, elle sera déjà réussie.

Je ne dis pas qu’il faut aller à des mariages pour créer des liens qui feront qu’une milonga devienne une bonne milonga. C’est juste une question d’état d’esprit de chacun qui vient à la soirée, et non de lieu géographique, de niveau de tango, ou de qualité du sol.

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~ par jononline sur 30/08/2009.

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